Une refonte mal préparée peut effacer des années de visibilité. La méthode pour changer de site en conservant, voire en améliorant, ses positions.
Le risque réel d’une refonte
Le scénario est fréquent : un nouveau site plus beau est mis en ligne, et le trafic organique s’effondre dans les semaines qui suivent. La cause est presque toujours la même : les anciennes adresses ont disparu sans redirection, et Google se retrouve face à des centaines de pages introuvables.
Commencer par mesurer l’existant
Avant toute chose, exportez la liste de vos pages et de leur trafic. Identifiez celles qui génèrent des visites et des demandes. Ce sont vos actifs : elles doivent être conservées, ou redirigées avec précision vers un équivalent réel.
Le plan de redirections
Chaque ancienne adresse doit pointer vers la nouvelle page la plus proche par une redirection permanente. Rediriger l’ensemble du site vers la page d’accueil est la faute la plus coûteuse : Google traite ces redirections comme des pages d’erreur et le bénéfice acquis est perdu.
Conserver ce qui fonctionnait
Une refonte est l’occasion de réécrire, pas de tout supprimer. Si une page se positionne bien, gardez sa structure et son angle, améliorez la forme. Repartir de zéro sur un contenu performant revient à jeter un acquis difficile à reconstruire.
Vérifier avant la mise en ligne
Contrôlez sur l’environnement de préproduction que les balises titre et description sont en place, que les pages sont bien indexables, que le site est accessible aux robots, et que le plan de redirections répond correctement. Une préproduction laissée ouverte à l’indexation crée des doublons difficiles à corriger.
Surveiller les semaines suivantes
Après la mise en ligne, suivez la couverture d’indexation et les erreurs remontées, corrigez les liens cassés et comparez le trafic à la même période de l’année précédente. Une variation de quelques semaines est normale ; une chute durable signale un problème à traiter sans attendre.